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Welcome on the blog of my trip in South America! You'll find here only the five last posts but if you want to read the previous ones, the original blog is here.. If you want to add some comments, please follow the link at the end each text. Finally, if you want to add this blog to your favorite feed agregator copy the syndication link on the left menu bar.

L'ecole (3rd April 2006)

Premier jour a l'ecole, 8h30 sur le pont. Ca me change de mes horaires habituels, mais c'est pas encore trop difficile, le decalage horaire aidant. On a commence par un test pour evaluer notre niveau... qui n'est pas bien haut. Je suis cependant surpris de voir que je suis un des deux qui parle le mieux du groupe de nouveaux!
Apres le test on a eu droit a une visite guidee dans la vieille ville et on est entre dans les eglises que je m'etais retenu de visiter hier. Bonne chose. Les nouveaux sont tous de pays differents d'Europe et sont tous tres sympas. La langue de communication est malheureusement encore l'anglais que tout le monde sait.
De retour a l'ecole, la directrice nous a fait le speech de bienvenue et tout le blabla qu'il faut savoir sur la vie ici. Donc, j'ai pas encore eu de cours aujourd'hui et c'est demain que je saurais dans quel groupe je suis. (PermaLink)

La mitad del mundo (4th April 2006)

Ma premiere matinee de cours etait parfaite! Je ne suis pas dans le groupe des tout debutants mais plutot dans celui des plus avances des debutants (oui Steve, ca m'a servi les quelques heures passees a la bibliotheque a Seville ;o)). On est quatre dans mon groupe et le cours est hyper interactif. On fait un peu de grammaire, des exercices ecrits et ensuite des "jeux" pour exercer la discussion. C'est vraiment nickel et le prof est super sympa. Un pur equatorien plein d'humour.
Cet apres-midi on est alle visite la mitad del mundo (par ou passe la ligne de l'equateur). De nouveau bien cool. J'ai meme pu causer avec une mami dans le bus qui nous menait la-bas (1h30 d'odeur de fuel et de pisse, que du bonheur!).
J'espere pouvoir rapidement mettre quelques photos dans la gallerie, mais les ordis ici ne sont pas top et ne sont pas tous equipe de port USB...
Merci a tous pour vos commentaires, c'est cool de voir que des gens lise le blog et ils me font bien marrer. Continuez! (PermaLink)

La carcel de la mujeres (7th April 2006)

Avec un peu de retard a cause des problemes de connexion, voici l'activite de mercredi apres-midi. L'ecole dans laquelle je suis s'investi dans des actions sociales de proximite. Cette annee, elle a decide d'aider les femmes en prision. Plusieurs fois par mois une "visite" a la prison est organisee et les etudiants qui le desirent peuvent aller discuter et amener des petits choses aux prisonnieres. Comme il y a beaucoup d'etrangeres qui sont incarcerees, c'est l'occasion pour elles de pouvoir causer un moment dans leur langue d'origine avec un etudiant.
C'est assez dramatique de voir les conditions dans lesquelles elles vivent. Elles s'entassent jusqu'a 6 dans des cellules exigues faites pour 2 personnes maximum. Si en plus elles ont des enfants, elles doivent les garder avec eux jusqu'a l'age de cinq ans! C'est la corruption qui fait la loi et seules celles qui peuvent payer vivent dans des conditions plus ou moins normales.
C'est inquitant de savoir qu'en Equateur on va en prison dans tous les cas si on se fait arreter avec de la drogue (quelle qu'elle soit) et ca prend jusqu'a 2 a 3 ans pour avoir un proces... Il faudra que je fasse gaffe a mon sac, pas que quelqu'un mette quelque chose dedans a la frontiere!

Hier apres-midi nous sommes alle voir un match de foot (eh les footbaleurs, c'etait mon premier match dans un stade!! ;oP). La Liga de Quito contre une equipe de Lima. C'etait bien car il y a eu pas mal de buts (4-0). C'etait une ambiance tres sud-americaine, sous la pluie, dans un stade un peu pourri avec les boeings qui decollent juste a cote.

Ce week-end nous partons a Otavalo, une petite ville au nord. Je vous raconterai tout ca a mon retour dimanche soir.
Ah oui, j'oublie de dire qu'on a eu un examen ce matin sur la matiere de cette semaine. Ca semble ok, je pourrai apprendre l'imparfait la semaine prochaine. Le prof trouve meme que j'ai un bon niveau de parlotte. C'est bon signe. (PermaLink)

Week-end a Otavalo (10th April 2006)


Nous sommes partis vendredi apres-midi pour Otavalo, une petite ville au nord de Quito (2h en bus). Cette ville est connue pour son marche le samedi, car c'est un des plus grand marche d'Amerique du Sud. La plupart des gens la-bas vivent de la vente de produits artisanaux et il n'y a pas grand chose d'autre a faire que de faire du shopping.
Vendredi soir nous avons tout de meme teste la boisson locale dont je ne me rappelle plus le nom, seulement qu'elle est chaude et alcoolisee... Nous avons degote un petit bar payant pas de mine, remplis d'Otavaliens bourres, chantant et jouant de la guitare. Bien sympa!

Le lendemain, samedi, nous avons reussi a nous leve, malgre un petit mal de tete, pour deambuler dans les rues remplient d'etales et d'artisans essayant de vendre leurs camelottes et d'arnaquer quelques fois le client. Ce qui est cool c'est qu'il n'agressent pas et sont tres sympatiques. Je n'ai pas achete grand chose meme si les prix defient toute concurence parce que je n'ai pas envie de porter un gros pull ou un sombrero maintenant...
Nous sommes aussi aller voir le marche au animaux. C'est pas vraiment le comptoire suisse! Les porcs se roulent dans la boue, les chevaux et les vaches sont maigres comme s'ils n'avaient pas mange depuis 1 mois et c'est un peu le bordel. J'ai hesite a m'acheter un vache car je pense qu'elles doivent etre bon marche dans cet etat, mais on m'a conseille d'y renonce car c'est pas tres pratique a caser dans le bus.
Samedi soir, nous sommes alles voir un combat de coqs. Je n'aime pas trop le principe, mais il semble que se soit tres populaire par ici et il faut voir ca une fois. C'est tout un rituel, plusieurs paysans arrivent avec leur(s) coq(s), discutent avec les autres fermiers, soupesent les coqs, parient, s'engueulent, rediscutent et finalement... se decident. (Ca a pris a peu pres 2 heures... je crois que meme les plus patients s'impatienteraient, n'est-ce pas Marc?!) Le premier combat a dure 1 minute!!! Un des coqs est mort. Il faut savoir qu'on leur fixe de petits couteaux sur un ongle de chaque patte. Vraiment sympa comme truc. Apres une longue heure et demie de nouvelles palabres il y a eu un deuxieme combat qui a dure 5 minutes et aucun des 2 coqs n'est mort mais ils etaient salement amoches. On est rentre apres, mais j'imagine qu'a ce rythme ca finit tard dans la nuit...

Dimanche nous avons fait une petite excursion au sud de la ville pour aller voir une cascade dans la foret. Comme on s'est un peu trompe de chemin, nous avons demande la direction a un jeune indigene qui nous a carrement accompagne a la cascade et fait toute la balade avec nous. Il nous a seulement lache devant notre hotel apres nous avoir invite a passer la nuit chez lui, "offert" de servir de guide pour visiter d'autres coins de la region et demander qu'on lui apprennent l'anglais. Il nous a donne son numero et nous en avons parle a la directrice de l'ecole qui va voir s'il est possible d'organiser quelque chose. Il semblerait que se soit particulierement difficile de trouver du travail pour ces jeunes indigenes qui quittent l'ecole tres tot faute d'argent et qui doivent se resoudrent a tisser des bracelets et des ponchos. J'espere que ca marchera...

Je m'arrete la, sinon on va me dire que j'ecris trop. Pour ceux qui voulaient des photos, c'est fait, j'ai rempli la gallerie!! (PermaLink)

El Teleferico (12th April 2006)

Hier apres-midi nous avons enfin pu monter en teleferique sur la montagne surplombant Quito, au pied du volcan Pichincha. Je dis enfin car nous avons generalement du beau temps le matin mais des nuages et/ou de la pluie l'apres-midi et c'est pas top pour la vue (cf. photos).

A part ca, j'arrive gentiment a la fin de mes deux semaines de cours. J'ai nettement moins prefere la seconde avec la nouvelle prof. Ca va trop lentement et je n'ai plus l'impression d'apprendre autant qu'au debut (ce qui doit etre normal...). En plus, comme ce vendredi est conge (semaine sainte) nous avons du faire une heure de plus par jour c'est qui est vachement plus penible.
Je suis donc en pleine planification du voyage et je me rends compte que ca risque d'etre tres court pour tout voir!! Il y tellement de choses qui m'interesse en plus maintenant que je suis sur place.

Ce week-end nous partons pour Banos avec quelques autres etudiants et ensuite je continuerai ma route seul. Je vais d'abord essayer de faire un petit tour dans la jungle avant de continuer vers le sud. (PermaLink)

Fin des cours d'espagnol (15th April 2006)

J'ai termine jeudi mes cours d'espagnol, j'ai meme recu un beau diplome. Maintenant il ne reste plus qu'a continuer a pratiquer si je ne veux pas tout oublier...

Hier, nous sommes aller voir le defile pour la semana santa a Quito. Ca faisait un peu ambiance carnaval, des gens avec habiller avec les habits du KKK marchait au pas. Certain se faisait flageller, d'autres portaient des croix qui avaient l'air hyper lourdes. Tout ca au rythme de la fanfare militaire. C'est assez bizarre.

Nous sommes partis vers 16h a Banos, une ville hyper touristique a 3h30 de bus de Quito. On peut y pratiquer toutes les activites qu'on veut, VTT, cheval, kayak, rafting, etc. Nous allons faire du VTT pour aller voir des chutes. Le paysage est assez incroyable. La ville est entouree de montagne verdoyantes et on peut meme voir le volcan fume dans le lointain (on sent parfois des tramblement de terre quand il s'enerve). (PermaLink)

Banos (16th April 2006)

Voila deux jours et demi que je suis a Banos. Nous logeons dans un hotel tres sympa muni d'une terrasse avec vue sur les montagnes. Ca donne! Et en plus, le dejeuner est excellent, ce qui est fait que pour me plaire...
Samedi nous avons loue des velos et rouler 20km au sud de la ville. C'est la route des cascades et tous les 2.5 km on peut s'arreter sur le bord de la route, prendre une tyrolienne pour traverser la vallee et revenir. Les paysages sont vraiment magnifiques! Malheureusement c'est une balade hyper touristique que la majorite des gens font en voiture ou en bus, ce qui fait qu'on s'est pas mal fait gazer. Une fois arrive aux dernieres chute (celles du Rio Verde, "El Pailon Del Diablo") il y a plein de locaux avec de petites camionettes qui proposent de nous remonter a Banos pour 1 dollar. C'est pratique.
Aujourd'hui nous avons louer de quads (motos a quatres roues) et nous avons gravi une des montagnes autour de Banos. C'etait bien fun, mais un peu casse gueule!! Le matos n'etait pas en super forme et c'etait pas mal glissant. Mais ca valait le detour: nous avons eu droit a une vue incroyable sur le volcan Tungurahua qui c'est mis a fume pour nous. Mon premier volcan en activite... mais sans l'odeur cette fois-ci... ;oP
Maintenant, tous les autres etudiants sont repartis a Quito. Ca fait bizarre mais c'est pas pour me deplaire. Deux semaines avec un groupe de dix personnes, c'est un peu pesant a la longue. Ce qui est un peu dommage c'est que je ne peux partir dans la jungle que mardi et je vais devoir patienter seul ici, un lundi. (PermaLink)

La jungle (21st April 2006)

Hola muchachos! Me voila de retour apres trois jours passes dans la jungle. Le tour etait un package tout organise par une agence. Le nom du package est... attention... The Extrem Jungle Tour! ;0) Au programme, du velo, du rafting sur un rio dechaine, de la marche forcee dans la junle profonde, de la nage dans une riviere, du canoe indien sur le rio (dechaine) et un p'tite visite dans un village indiens. Pas mal hein? C'etait bien sympa mais vachement moins extreme que le prevoyait la publicite.

Mais commencons par le debut. Comme j'avais deja fait le tour a velo samedi, j'ai rejoins les autres membres du groupe un peu plus tard en camionnette avec deux alumes qui nous ont servis de guide rafting. C'etait la premiere fois que je raftais, le rio n'etait pas si dechaine, mais je me suis quand meme bien amuse. Au final, de grosses courbatures et un magnifique coup de soleil (j'avais pourtant mis de la creme solaire!!)

Notre guide pour la jungle nous a rejoins a Puyo et ensuite direction le camp. C'etait quelques bungalows fabriques selon les methodes indiennes, avec des couchettes et de bonnes moustiquaires. Pas tellement extreme (il y avait meme une douche chaude... que je n'ai pas utilisee pour faire un peu plus aventurier) mais super joli, calme et avec une vue magnifique sur la region environnante. S'endormir la nuit au son des grillons ou de la pluie (seulement la nuit) et vraiment magique!

Le camp est dans une reserve naturelle que nous avons parcourue de long en large (en tout environ 8h de marche). Notre guide, un jeune gars bien sympa, amoureux de la jungle et connaissant les noms de toutes les plantes, arbres et insectes, nous a fait decouvrir des cascades cachees qu'il faut atteindre a la nage. Assez paradisiaque je dois dire. Il nous a explique quelles plantes sont utilisees par les indigenes et pourquoi (medicament, savon, gel, confection de sac, etc.) C'etait vraiment tres interessant.

Le troisieme jour, le plus touristique, nous avons fait un tour en canoe jusqu'a un village indien. Celui-ci etait malheureusement desert car les habitants etaient a la ville pour vendre leurs biblos ou des legumes. Il ne restait qu'un fille qui nous a montrer comment faire des assiettes en terre cuite. On a pu faire mumuse avec le singe et le perroquet, marrant!

De retour a Banos jeudi en fin d'apres-midi, j'ai directement pris le bus pour Riobamba, le point de depart du train qui va aux Nariz del Diablo. Petite deception, a cause de la pluie il y a eu de nombreuses chutes pierres sur la voie et le train n'allait pas jusqu'au bout. A l'hotel, j'ai rencontre trois autres bagpackers avec qui j'ai passe la soiree, pas trop prolongee car il fallait que je me leve ce matin a 5h30 pour prendre le train! (Oui, j'ai reussi a me lever, c'est plus facile que pour aller bosser...)

Aujourd'hui donc, balade en train. Elle ne devait durer que 3h mais c'est finalement prolongee a 5h car il y avait quelques eboulements sur la voie qu'il a fallut deblayer. C'est a la main que les cheminaux en demoli une grosse pierre, les martaux piqueurs ne semblant pas encore etre connus dans la region. Arrives a destination apres avoir parcouru de magnifiques regions (je sais, je me repete, mais c'est vraiment magnifique!) j'ai directement pris le bus pour Cuenca (4h30 de route) avec une des trois bagpackers ou je compte rester quelques jours.

Les photos de ces aventures suivront demain. Merci encore pour tous vos commentaires! (PermaLink)

Les petites choses sud americaines (24th April 2006)

J'ai concentre en une journee tous les plaisirs de l'Amerique du Sud. Ca a commence hier soir quand j'ai du changer de chambre a mon hotel de Cuenca car l'autre routard s'en allait avant moi. Le gars de la reception voulait que je paie 10 dollars (ce qui est relativement cher) la chambre que nous payions a deux 15 dollars, car c'est une chambre double avec salle de bain. Je dis que je change volontier pour une chambre simple si ca peut lui faire plaisir. Il faut savoir que l'hotel etait a moitier vide et qu'en dormant une nuit de plus dans la premiere chambre ca ne lui aurait rien changer si ce n'est qu'il n'en aurait eu qu'une a nettoyer. J'ai donc changer de chambre et me suis retrouver dans une cellule de la taille du lit, sans salle de bain que j'ai finalement payer $ 8.50 car mossieur n'avait pas la monnaie. En plus, comme l'insonorisation etait plutot mediocre, j'ai eu droit pendant pres de 2h a la sonnette des gens qui rentraient tard et la sonnerie que mossieur composait sur son natel. Ce matin, comme si c'etait pas suffisant, il a encore eu l'audace, le bougre, de me demander de payer une biere que j'aurais soi-disant bue deux jour auparavant. J'en avais une de ces rogne! ;o)

J'ai ensuite quitte la ville pour descendre sur Loja, dernier arret avant le Perou. Ayant juste louper le bus je dois poirotter pendant pres d'une heure et demie avant que le suivant ne s'en aille. Mais ca vallait la peine, il etait super beau ce bus. Tellement beau et neuf qu'au bout de deux heures de trajet (sur les six) il arrivait plus en avant. Tout le monde descend et on attend au milieu de nul part (les paysages etaient heureusement magnifiques) que le bus suivant arrive. Du pur bonheur pour mon impatience legendaire...

J'arrive finalement a Loja en debut de soiree et me trouve une super chambre. Ca devait etre des ecuries vu le style de la porte de chambre et du plafond, mais a part ca elle est nickel (il y a meme la tv!). Ca se corse au moment de prendre ma douche. Je fais enfin connaissance avec ce fantastique systeme qui chauffe l'eau a l'electricite. Ca n'est efficace seulement quand coule un filet d'eau sinon le systeme n'a pas le temps de la chauffer... Et l'isolement et tellement bon que je me suis pris une secouee a me dresser les cheveux sur la tete (hehe, c'est la preuve que j'en ai encore un ou deux).


Pour finaliser en beaute cette journee pleine de periples, j'ai eu droit a une coupure de courant generale dans toute la ville. Evidemment juste au moment ou je sortais de la douche. Mais a part ca, tout se passe bien!

(PermaLink)

Hasta luego Ecuador, Buenos dias Peru! (27th April 2006)

Le jour suivant ma formidable journee de periples dont j'ai parle dans l'article precedent, je suis alle me balader a Vilcabamba, une petite ville a 1h30 de bus de Loja. Le temps etait magnifique, il n'y avait pratiquement aucun touriste, la plenitude etait complete. J'ai gravi une des collines surplombant la ville et me suis arrete juste a l'entree du parc national Podocarpus. Si j'avais ete avec quelqu'un d'autre, j'aurai aime aller y camper une nuit, ca doit etre magique. De retour a l'hotel quelle n'a pas ete ma surprise de decouvrir qu'il n'y avait plus... d'eau! Et oui, apres l'electricite c'est l'eau qui foirait dans toute la ville. Ca fait plaisir apres une apres-midi de marche bien transpirante; mais heureusement le probleme a ete resolu dans la soiree. Tout sale je suis pourtant alle mange dans un restaurant, chez Jose Antonio, un specialiste de la cuisine francaise. Le service n'etait pas de tres grande classe mais le filet mignon etait suculent. Ca change un peu traditionnel pollo con arroz (poulet frit avec du riz). Comme j'etais le seul client, les prix etant un peu plus chers la normale, la patronne m'a fait causette. Elles sont bien ces dames, il suffit de dire bonjour et elles te racontent toute leur vie. ;o)

Le lendemain matin, depart pour Piura au Perou. Le bus partait a 7h du mat' et arrivait a 16h. Bien long et chiant. Toujours la meme musique de m... et une chaleur epouventable car le chauffage etait bloque (?). Mais je commence a m'y faire a ces trajets en bus. L'avantage de prendre un bus pour traverser la frontiere c'est qu'il attend les touristes qui doivent se faire temponer leur passeport dans les divers cabanons de la douane et que, surtout, le chauffeur nous indique ou aller, car ca tombe pas sous le sens. (PermaLink)

Trujillo et les peruviens (29th April 2006)

J'ai passe une nuit a Piura et une tres bonne soiree avec deux autres touristes americanos rencontres dans le bus (il s'en passe des choses dans ces bus!). Piura etant presque une ville frontaliere, il n'y a pas grand chose a y faire a part se faire arnaquer. Je suis donc reparti le lendemain pour Trujillo. C'est une ville a environ 15h de bus au sud de la frontiere. Durant le trajet, j'ai vraiment pu apprecier les differences de paysage d'avec l'Equateur (cf. gallerie de photos). C'est tres sec (j'avais l'impression de traverser le desert) et plat. Je commence seulement maintenant a distinguer des montagnes. Sur des kilometres, le seul signe de civilisation est la route Panamerica, toute neuve, allant de Quito jusqu'au Chili (si je ne m'abuse).
Trujillo est une ville connue principalement par ses nombreuses ruines Inca et pre-Inca. J'ai visite le site de Chan Chan, un ancien "palais" dont il ne reste que les ruines. N'etant pas particulierement passionne, je n'ai pas trouve super interessant (mais impressionnant). De part le manque de fonds de musees, ces sites ne sont pas tres bien entretenus et mis en valeur. J'ai d'ailleurs une petite annecdote a propos d'argent. Le prix du billet est de 11 soles (environ 5 CHF) et 9 soles pour les etudiants (avec la carte, que je n'avais pas). Dans ma poche je n'avais que 8.9 soles en pieces et 50 soles en billet (15 CHF). Le gars a la caisse n'avait pas la monnaie sur 15 balles et ne voulait pas me donner une entree etudiant. Il m'a donc propose d'acheter un souvenir, mais c'etait le meme probleme. Il a finalement accepter de me faire don de 10 centimes de soles ( 0.05 CHF) mais m'a fait promettre que je ne dirait rien a personne. Barge non?Un autre difference notoire par rapport a l'Equateur c'est le rapport entre les peruviens et les touristes. Ils sont tres sympas mais un touriste signifie pognon et il faut donc tout faire pour le garder pres de soi. Quand on descend du bus, les taxis prives (pas les jaunes) attendent devant la porte et proposent de te mener a un hotel hyper bien et super bon marche. Ce matin, j'ai par exemple pris le taxi (c'est a peu pres les seules voitures qui roulent dans cette ville) pour aller sur le site archeologique. Arrive la-bas, le gars me propose de m'attendre pour aller vers les autres sites. Et pour ca bien sur j'aurais droit a un tarif special. Un peu plus tard, j'arrive sur le site d'un ancien temple (20m x 20m). Il ne reste qu'un tas de pierres et de sable, pas mieux que les ruines romaines de Vidy. Un gars commence a me chatcher a peine passe la grille. Me raconte plein de trucs sur les origines et gnagnagna. Apres 5 min il me propose de me servir de guide pour seulement 5 soles. Je refuse car je vois pas ce qu'il pourrait me raconter de plus sur ce tas de pierre car il commencait deja a ce repeter. Ca n'a pas suffit pour qu'il me lache. Comme il me trouvait sympa, il decide de m'expliquer tout (sur tout) pour gratos. Malheureusement je n'apprend rien de plus que ce qu'il m'avait deja dit. Apres, il essaie de me vendre ses oeuvres d'art. Je refuse. Alors il m'emene boire une biere et manger la specialite peruvienne (j'avais pas faim, mais bon pour une biere!). Finalement il a bouffe la moitie de mon assiette et a bu 2 bieres a mes frais et m'a fait chi... pendant 2h a me raconter des histoires a dormir debout. Mais bon, meme si c'etait un peu penible, c'etait marrant... :oP (PermaLink)

Huaraz et ses Alpes peruviennes (2nd May 2006)

N'etant toujours pas capable de faire la difference entre am et pm dans l'indication des heures, j'ai passe une journee de trop a Trujillo a attendre betement le bus jusqu'au soir. C'etait mon premier voyage en bus de nuit. C'est pas ce que je prefere, c'est inconfortable et il est difficile de fermer l'oeil avec tous les trous et les virages de la route...
Je suis arrive a Huaraz a 6h30 et a 6h31 j'avais deja 3 ou 4 mecs des agences touristiques sur le dos pour me proposer le meilleur hotel ou prix le plus bas ainsi que tous les tours possibles et imaginables faisables dans les montagnes. J'ai appris une chose la-bas: ne jamais leur laisser entendre qu'on est interesse. Mais je ne le savais pas encore ce jour la et quand un gars m'a propose de faire un tour j'ai dis que j'allais reflechir. Ils ne te laissent pas reflechir, ils veulent que tu signes dans la rue!! Tres peu pour moi. Malheureusement, comme je suis alle a l'hotel que ce meme type me conseillait (pas trop mal d'ailleurs), il est venu frapper a la porte 2 fois par jour pour savoir si j'etais toujours interesse et si j'allais signe. Une veritable purge!! Pour me venger, chaque fois qu'il venait je trouvais un autre argument pour repousser un peu le moment de la signature du contrat et finalement je suis parti sans rien faire avec lui. Quelle satisfaction! :o)
Je ne suis pas reste inactif, le jour de mon arrivee j'ai fait 6h de velo avec un groupe de touristes et deux guides. C'etait bien fun, surtout la descente (45 min a fond les manettes), mais hyper crevant. Le melange de fatigue, d'altitude et de manque d'entrainement mon completement tue (j'ai encore un peu de peine a m'asseoire...).
Je me suis donc occtroye, le lendemain, une journee purement touristique: un tour en bus. C'etait pas mal, le guide nous faisait son speech dans le bus et on s'arretait a peu pres toutes les heures pour faire trois pas et prendre des photos. J'etais le seul gringos de tout le bus, la majorite des autres touristes etant de Lima. Je n'ai eu aucun contact avec eux, leur style egalant pas mal celui des touristes americains, que j'adore...
De retour le soir a l'hotel, j'ai decide que j'allais m'en alle tout de suite de cette ville beaucoup trop touristique pour moi. J'aurais voulu faire un tour dans la montagne avec un guide (je me permet de douter toujours un peu de son utilite mais il semble indispensable), mais j'etais trop naze et les nuages recouvraient a peu pres tous les beaux sommets enneiges. J'ai donc quitte Huaraz pour Lima ou je suis arrive a 5h tout a l'heure. (PermaLink)

Lima, Nazca et Arequipa (5th May 2006)

On n'a pas arrete de me repeter que la ville de Lima est la pire ville du Perou, qu'elle n'est pas belle ni propre. Ah mon humble avis, le seul tort qu'on puisse faire a Lima c'est de n'etre simplement qu'une grande ville de plus; avec des beaux et des moches quartiers, des musees, des eglises et de la circulation a n'en plus pouvoir. A part ca, rien de vraiment terrible a part qu'on a vite fait le tour. Je ne me suis donc pas attarde et je suis parti le lendemain matin. J'ai quand meme passe une soiree bien cool avec quelques autres routards au bar de l'hotel, une sympathique cahute sur le toit (juste a cote de ma chambre, c'est plus pratique...) rempli de plantes exotiques et d'une tortue pinceuse de pieds.

Le lendemain, je suis parti a Nazca pour aller voir les fameuses lignes et dessins faites par les "Incas" dans le desert. Les lignes font des kilometres de long et personne de nos jours n'a encore reussi a dechiffre leur significations. Certains vont meme a penser que ce sont des extraterrestres qui les ont dessinee... Les dessins sont, par contre, plus explicitent et representent des symboles utilises par le peuple Incas et on les retrouve sur de nombreuses peintures et ceramiques. Mais comme ces dessins ont quand meme une taille moyenne de 50 m de cotes il est necessaire de les voir d'en l'air pour pouvoir les apprecier pleinement. J'ai donc fait un tour le lendemain matin dans un petit avion pour aller voir ca de plus pres. C'etait mon deuxieme vol en Cesna et c'etait tout aussi sport pour mon estomac que la premiere fois. Heureusement, sur les multiples recommendation du type de l'agence, je n'avais rien manger et tout c'est bien passe, mais j'avais un peu de peine a me concentrer sur la vue. En fin de compte, je suis content de l'avoir fait mais ca n'est pas inoubliable... (Les photos sont nulles, artistiquement parlant, mais on peut y voir les differents dessins en zoomant un peu.) Le reste de la journee n'a ete que detente et seance de yoga pour eviter de m'arracher la peau que de sales moustiques ont pris gout a piquer durant la nuit. J'en souffre encore! :'o(

Le soir meme, je suis parti a Arequipa avec un bus de luxe muni de sieges inclinablent en lit. La grande classe. Ca m'a effectivement aide a mieux dormir mais c'est toujours pas le top... Arequipa est consideree comme la deuxieme plus belle et importante ville du Perou apres Cuzco. J'aime beaucoup le style colonial. Les eglises et certaines maisons de la vieille villes sont faites en pierre volcanique qui leur donnent un bel aspect rupestre et lumineux. J'ai visite, ce matin, l'enorme monastere de Santa Catalina, une petite ville dans la ville. J'ai vraiment beaucoup aime l'architecture et les couleurs (cf. gallerie). (PermaLink)

Cabanaconde, Cuzco et petits deboires... (9th May 2006)

J'ai passe deux jours magiques au Canyon del Colca, un peu au nord de Arequipa. Quand je dis "un peu", c'est environ 150 km mais le trajet en bus dure environ 7h. Il n'y a pas de route asphaltee pour y arrive, mais une piste a travers la cambrouze. Ca rend le voyage assez pittoresque et... les reins demolis. Sans parler des narines qui ramassent toutes les bonnes odeurs des agriculteurs rentrant du travail et dont leurs habits ont oublie depuis longtemps ce qu'est la lessive. On dira que ca forge le caractere.

Cabanaconde est un vrai bled perdu au milieu des montagnes avec des vues fantastiques sur les sommets avoisinants. Il y a a peine l'eau courante et les fils electriques ne vont pas encore dans toutes les maisons. Pour moi, c'etait l'ideal pour se reposer un peu de la vie trepidante des ville. Petit souper au chandelles avec un autre gars et au lit a 9h30. Le pied!

Le lendemain matin, debout a 6h30, je partais pour l'oasis qui se trouve tout au fond du canyon. On m'a dit de compter environ 6h de marche aller-retour et je voulais prendre l'ultime bus pour Arequipa a 14h. J'ai donc bien trace et je suis assez fier de dire que j'ai finalement fait cette marche en 4h, mais j'en ressent encore les courbatures. La descente etait particulierement epineuse car tres tres raide. A chaque pas il fallait faire attention de ne pas passer en bas, mais ca avait le merite d'offrir une vue imprenable sur tout le canyon. La remontee etait un peu moins drole, le soleil tapait fort et c'etait comme de monter des escaliers pendant 2h30, mais c'etait un joli petit challenge. Et ca vallait la peine, car de trouver une oasis au milieu de ces montagnes plutot desertiques et couvertes de cactus etait vraiment feerique. Une ou deux familles y vivent et ont quelques bungalows a louer pour le touriste qui ne veut pas remonter tout de suite. Il y a meme une piscine au milieu de l'herbe verdoyante et des palmiers. Magique!

L'apres-midi, je suis alle a la Cruz del Condors, un mirador a 30 min de bus de Cabanaconde ou l'on peut, soit disant, y voir une miriade de condores volant au dessus du canyon. Tu parles, j'ai rien vu! Par contre je me suis fait une petite frousse en ne voyant pas venir le bus. En effet, j'etais perdu au milieu des montagnes, a 2h de marche de la premiere maison et je n'etais pas sur d'etre sur la bonne route... Mais finalement il est venu, avec le retard peruvien habituel.

Le lendemain, de retour a Arequipa, j'ai passe ma journee d'anniversaire a me balader, lire vos mails et commentaire et enjoying (comment on dit deja en francais??) l'ambiance. Je me suis offert un bon p'tit restau typique arequipenien dans une des banlieues de la ville ou j'ai aussi pu admirer le volcan Misti dans toute sa splendeur.

Mais voila, toutes ces belles choses et ces beaux paysages que j'ai photographies a n'en plus pouvoir, vous ne les verrai probablement jamais. Et oui, pour mon anniversaire, mon voisin de bus pour Cuzco a trouve sympa de me voler mon appareil. Je suis franc fou! Deja que ce voyage en bus etait un pur calvaire car il faisait dans les 0ºC (sans deconner) et qu'il etait donc impossible de fermer l'oeil, et je me fait encore faucher dans mon sac quand je m'absente 5 min au milieu de la nuit pour aller au toilettes. Le pire c'est que je n'ai realise ca seulement arrive a l'hotel alors que d'autres personnes se sont aussi fait voler durant la nuit et qu'au terminal des bus ils ont demande a tous les voyageurs d'ouvrir leurs sacs a main (dont le mien) et je n'ai rien vu. Shit! Comme je suis pratiquement sur que c'est mon voisin de siege, ils m'ont dit a la police qu'il serait possible de le retrouver (les places sont nominatives). Mais je doute un peu pour mon appareil... Le plus rageant est de se trouver dans la plus belle ville du Perou sans pouvoir prendre de photos! :-(( (PermaLink)

Voyage au Machu Pichu (part 1) (16th May 2006)

L'ultime site a ne pas manque au Perou reste tout de meme le Machu Pichu. Malheureusement, qui dit site a visiter dit abondance de touristes et dit arnaques ne vue. En effet, pour aller de Cuzco a Agua Caliente, la ville au pied du Machu Pichu, les seuls moyens (d'apres les guides touristiques) sont de prendre le train ou de faire l'Inca Trail (deja booke jusqu'en aout). Le billet de train le moins cher coute 44$ aller-retour mais peu monter jusqu'a passe 150$ pour les trains panoramiques. Il faut savoir que l'entree du site ne coute, elle, que 20$ (demi prix pour les etudiants dont je fais encore fierement partie). Donc, pas question pour moi de payer ce billet de train, quand on sait en plus que la compagnie est chilienne et qu'il n'y a pas un rond qui va au Perou.
Apres discussion avec d'autres routards et des locaux, je decouvre qu'il est en fait possible d'aller par un autre chemin en bus et de finir a pieds. Je pars donc vendredi matin pour la ville de Santa Maria avec un bus bien pourri comme on les aime. On met a peu pres 7h pour parcourir 130km a travers les montagnes, empruntant des routes en terre et evitant les eboulements recents. Je ne parle pas des paysages, c'est juste la folie!
Santa Maria est un bled de 20 baraques, 2000 milles habitants, perdu au milieu des montagnes. C'est la jungle. On se croirait dans une ville du Far West avec un peu plus de verdure autour. Sur la place du village ou on nous debarque, il y a 3 pequenots qui vendent des bananes et c'est tout. Un peu paume je cherche quelqu'un pour m'indique un moyen d'aller a Santa Theresa, la ville ou je compte passer la nuit. Tout d'un coup, voila une camionnette qui debarque et nous propose (on etait 5 touristes) de nous y emmener. On nous fait payer le double du prix parce que soi disant ils ne font le trajet que s'il y a 10 personnes mais on fait finalement le voyage cougne sur les minuscules banquettes avec une dizaines d'indigenes qui eux, vraissemblablement, ne paie rien. (a suivre...) (PermaLink)

Machu Pichu (part 2) (18th May 2006)

Le voyage de Santa Maria a Santa Theresa etait bien fun. Dans une petite camionnette genre VW du soixantehuitar, entasse avec environ 10 autres personnes sur des banquettes de fortune, j'ai a nouveau pu deguster la joie d'une piste a travers la foret vierge; on a meme traverse un petite riviere, les roues dans l'eau en esperant que le moteur ne cale pas au milieu. Durant le trajet, j'ai fait la connaissance d'un couple de belges avec qui j'ai passe les deux jours suivants.

Santa Teresa, vaguement plus grand que Santa Maria est un village assez moche ou ne vivent que des paysans et des cantoniers. On a trouve une super auberge pas cher (de toute facon, il n'y avait rien de cher) ou on s'est fait enfume le matin au reveil par le voisin qui avait decide de faire un feu juste a cote de notre chambre pas tres bien isolee. Ca reveille!

Apres un petit dejeune rapide on est parti pour une vingtaine de kilometres de marche jusqu'a Aguas Calientes, la ville du Machu Pichu. La moitie du trajet c'est fait sur une petite route terreuse dans une vallee. On n'a d'ailleurs du traverser la riviere qui coulait au milieu a l'aide d'un petit chariot pendu a un cable et tire par une corde. Aventureux... L'autre partie du trajet s'est fait sur les rails du train. Ce n'etait pas tres agreable car il n'y avait pas de sentier a cote des rails et celles-ci n'etant pas de fabrication CFF, ca n'etait pas tres pratique pour marcher dessus.

Aguas Calientes est une ville ultra-touristique, au pied du Machu Pichu entouree de toutes parts par les montagnes. La ville en elle-meme n'a pas beaucoup de charme mais l'ambiance y est tres montagnarde. Il ne faut surtout rien n'acheter au centre de la ville ou les prix flambent mais plutot faire quelques minutes de marches vers l'exterieur pour trouver des epiceries et restaurants a prix raisonnables. (A suivre...) (PermaLink)

Machu Pichu et retour sur Cuzco (part 3) (21st May 2006)

Le lendemain matin, debout a 5h00 pour prendre le premier bus qui monte a l'entree du site. Oui, on a pris le bus car on avait pas envie de se lever a 4h et de monter des escaliers pendant 1h30 et de toute facon ne pas arrive les premiers sur le site. A 6h on etait assis avec plein d'autres personnes sur les terrasses pour admirer le lever du soleil (et du brouillard) sur les ruines. C'etait fantastique, vraiment feerique! Apres avoir pris des dizaines de photos (vous n'en avez vu qu'une petite partie) On est monte sur l'Huayna Pichu, la fameuse montagne dominant le site. C'etait mortel, des centaines de marches a escalader sur une pente plutot raide. Heureusement que c'etait sec, parce qu'il doit y avoir des morts sinon, la securite n'etant pas celle qu'on a en Europe... C'est d'ailleurs marrant de voir qu'il y vraiment n'importe qui qui monte la-bas en haut, des vieux, des jeunes, des gens equipes et d'autres en petites chaussures bien glissantes. Mais ca valait le coup! La vue etait incroyable et on se sent tout petit au milieu de toutes ses montagnes.

Apres avoir passe quelques temps a admire le paysage, je suis redescendu (les belges voulant faire une autres petite excursion) et en route j'ai croise un autre couple de belges dont j'avais fait la connaissance a Cuzco. Nous avons decide de prendre un guide pour faire le tour du site. C'etait fort interessant malgre l'anglais baragouine de notre guide et le fait que je doute aussi un peu de la veracite de tous ses dires. D'ailleurs, apres une petite discussion avec la belge, prof d'histoire, j'ai realise que malgre que ce site soit vraiment magique et incroyable et qu'on soit sidere par la qualite du travail des Incas (ingenierie, agriculture, urbanisme, etc.), ca n'en reste que tres pauvre par rapport a ce que les romains avaient accompli 1500 ans avant.

Apres environ 10h passe sur le site du Machu Pichu, j'ai decide de redescendre a Aguas Calientes a pieds, mes economies ne me permettant guere de me payer le bus du retour. Avec les jambes en cotons et rien qu'a l'idee que je devrais me taper 40km sur les rails du train le lendemain pour aller prendre le bus, je me suis resolu a acheter un couteux billet de train pour Ollantaytambo (oui, j'ai finalement cede...). Ce n'etait pas plus mal d'ailleurs car le train partant a 5h30 ca me laissait tout le temps pour visiter un peu plus la Vallee Sacree en retournant sur Cuzco.

J'ai visite le site Inca de Ollataytambo, tot le matin. Ce site est celebre pour les enormes pierres travaillees et encastree parfaitement les unes dans les autres. De plus, la vue n'a rien a envier a celle qu'on peut avoir de la vallee du Rhone (surtout avec le soleil levant).

Je me suis ensuite dirige vers Urubamba pour aller voir les extraordinaires salines un peu plus au sud. Celles-ci se cachent un peu dans la montagne dans une terre aride et bouffee par le sel. Apres avoir gravi un petite colline, suant sang et eau sous le soleil de midi, on les decouvre enfin et le spectacle est vraiment surprenant. Le flant de la montagne est blanc et tout en terrasses. Wow!

En resume, ces trois jours passes dans la Vallee Sacree resteront parmi les meilleurs souvenirs de ce voyage. Les photos parlent d'elles-memes (je suis tres content de mon nouvel appareil d'ailleurs). (PermaLink)

Copacabana et le lac Titikaka (21st May 2006)

Apres ces aventures machupichuiennes, j'ai decide d'aller directement a Copacabana en Bolivie, sans faire de halte a Puno au bord du lac Titikaka (cote Peruvien). En effet, d'autres personnes m'ayant informe que cette ville est ultra-touristique car etant le point de depart pour la visite des iles flottantes, non moins touristiques et pas si interessantes.

Copacabana porte bien son nom. La petite ville est au bord du lac et sa forme rappelle etrangement sa grande soeur bresilienne. A peine arrive la-bas, que nous avons decide, deux quebecois rencontre en route et moi, d'aller directement passe la nuit sur l'Iles du Soleil, ou est ne le dieu Manco Capac. Elle est a environ 1h30 de bateau de la cote (mais il est tres lent le bateau donc c'est pas si loin) et est habitee par peut-etre 2000 peles qui ne vivent que de la vente d'artisanat, de la peche et de "l'hotelerie". C'est donc pratiquement desert et fort agreable. Beaucoup de maisons sont cependant en construction et le tourisme risque bien d'exploser ces cinq prochaines annees, alors depechez-vous d'y aller!

Ayant assiste a un couche de soleil on ne peut plus spectaculaire, nous avons decide de nous reveille tot le lendemain pour voir le lever (c'est quand meme fou, je me suis leve pratiquement tous les jours de la semaine entre 5-6h du mat!! :oP). C'etait magique! Malheureusement les photos ne rendent pas aussi bien... Apres avoir passe la journee a marche sur l'ile, nous avons pris le bateau au nord pour revenir sur Copacabana ou je suis reste une nuit avant de partir pour La Paz ou je sejourne actuellement.

Ces quelques jours en Bolivie m'emballent completement. Les gens, soi-disant moins ouverts, sont en fait beaucoup plus vrais et moins interesses qu'au Perou. On peut se balader dans la rue sans se faire arreter tous les 10m par un mec qui veut nous vendre sa m.. Les prix sont incroyablement bas: on peut dormir pour 2-4$, manger pour 1-4$ et acheter des pulls en pur laine d'Alpaca pour 10$!!! Par contre une journee de velo coute 50$... (PermaLink)

La Paz et les commerçants boliviens (26th May 2006)

J'ai passe cinq nuits a La Paz, pas parce que la ville me plaisait particulièrement mais parce que j'avais envie de faire une pause dans les déplacements en bus et surtout parce que je voulais descendre en VTT la fameuse "world's most dangerous road". Et comme je ne suis pas très doue pour me renseigner a l'avance sur ce que je vais faire dans la prochaine ville, je suis arrive a La Pas le vendredi soir et j'ai du attendre jusqu'a mardi pour le tour a vélo...

Mais bon, ce n?était pas déplaisant, La Pas n'est pas moche et il y a pas mal de chose à voir dans et en dehors de la ville. Et comme elle se trouve a 3600 m d'altitude et que les rues ressemblent a celles de Lausanne, c'est-à-dire très en pentes, il vaut mieux y aller tranquille! Deux ou trois fois j'ai d'ailleurs cru que j'allais clamser sur le trottoir, a bout de souffle et ayant l'impression qu'il n'y avait pas assez d'oxygène pour alimenter mon petit corps fragile.

La Pas est très réputée pour ses marches des rues et c'est assez plaisant de s'y balader et... de s'y perdre. En effet, une fois entre dans une rue, les étales prennent tellement de places et étant toutes recouvertes de toiles qu'il ne reste plus qu'un petit mètre pour circuler et il est impossible de voir le ciel ni les noms des rues. Amusant mais faut pas être claustrophobe!

On y trouve de tout dans ces marches, des habits aux chaussures en passant par les appareils électroménagers et les casseroles, sans oublier les nombreux stands de CDs et DVDs pirates. A ce sujet, renseignement pris, c'est illégal mais les flics étant tellement mal payes qu'il suffit de leur donner deux ou trois disques et il laisse le commerçant poser son stand (un disque coûtant en moyenne 1$).

Il y aussi bien sur la rue des magasins d'artisanat et ça vaut vraiment la peine de s'y balader. La, on trouve tous les vêtements en laine d'alpaca, les souvenirs pour touristes et autres bibelots ainsi que les poudres et talismans pour éloigner les mauvais esprits et guérir du cancer. Le tout a des prix imbattables, évidemment.

Un truc que j'ai remarque en Bolivie plus qu'en Equateur et au Pérou, c'est qu'en général les boliviens ne semblent pas connaître les règles du commerce. Je m'explique: au lieu de trouver par exemple un magasin d'artisanat ou un coiffeur a différents endroits de la ville, eux ils préfèrent regrouper tous les mêmes services au même endroit. Ca donne donc des rues remplient de coiffeurs, d'imprimeurs, etc. qui se battent pour attirer le client (en fait, ils se battent moins qu'au Pérou ou ça gueulait de tout cote, ils sont plus passifs). Et le pire a mon avis, c'est qu'ils n'ont aucune imagination pour proposer quelque chose de différent du voisin, ce qui ne pousse pas vraiment le client à aller voir plus loin... (PermaLink)

The world's most dangerous road (26th May 2006)

Mardi matin, à peine réveillé à 7h30 dans le hall de l'hôtel, j'attends patiemment le guide qui doit venir me chercher avec la camionnette pour aller descendre cette fameuse route. 30 minutes plus tard, le voilà qui se pointe tranquillement et m'annonce la bouche en coeur qu'il faut encore attendre 30 minutes un autre type de l'hôtel à qui on a donné rendez-vous à 8h30! C'est ce genre de truc qui provoque chez moi des pulsions meurtrières et ne m'étonne plus que ces pays aillent si mal.

Entre parenthèses, c'est pas moi qui l'ai dit le premier mais un guide péruvien d'il y a quelques semaines en arrière qui implorait les touristes (péruviens) d'arriver à l'heure pour les visites en essayant de leur faire comprendre que c'est en commençant par ça que leur pays pourrait un jour être un peu plus développé. Ça laisse songeur... Le plus drôle reste à mon avis, l'insistance que les gens des compagnies de bus mettent, chaque fois que j'achète un billet, pour me faire arriver une demie heure avant le départ du bus programmé sachant pertinemment qu'il partira de toute façons une demi en retard! Ha, ha, qu'est-ce que je rigole des fois!! Fin de la parenthèse coup de gueule. ;o))

Finalement, nous voilà tous prêts au départ de la route vers 10h a environ 4600 m d'altitude. On revêt tous les couleurs de l'agence (une superbe veste imperméable jaune pétant) afin de nous différencier des 5 autres agences qui descendent en même temps. Les autres sont des locos (fous) d'après notre guide, un gars sympa mais vraiment très prudent (un peu parfois!). Nous sommes un groupe de 8 touristes (3 israéliennes, 3 hollandaises, 1 hollandais (ouf, pas que des miss!) et votre serviteur) ainsi que 2 guides à vélo et 1 chauffeur-photographe en camionnette.

Environ 2 heures de descentes grisantes sur le bitume avec un beau soleil, 1h30 sur un chemin terreux et boueux dans le brouillard et 2 heures sur le même chemin, plus dans le brouillard mais dans la poussière. Trop cool! La partie dans le brouillard était sensée être la plus périlleuse, avec un grand vide en bas la route, mais ça ne le faisait pas autant avec le brouillard et on était un peu déçu. Vers 15h on est arrivé en bas, les bras et le cul en compote et content de pouvoir s'envoyer un bon repas au buffet d'un restaurant après une bonne douche. (Tout était compris dans le prix et ça le valait.) On était de retour à La Paz vers 21h30 après un voyage en camionnette où il a fallut remonter toute la route... dans la nuit. J'ai préféré dormir. (PermaLink)

Surcre, Potosi et ses mines (5th June 2006)

J'ai mis à peu près une semaine pour descendre de La Paz à Uyuni. J'ai d'abord fait une halte à Oruro juste pour m'éviter de me taper 14h de bus d'un coup. J'ai ensuite tracé en direction de Sucre où j'ai posé l'ancre pendant 3 jours. C'est une ville où il n'y a pas grand chose à faire mais qui est très belle et agréable pour se reposer, flaner et prendre le soleil dans ses rues aux maisons blanches. Le dernier soir a Sucre, j'ai re-rencontré les deux belges, Katherin et Ruben, que m'avaient présenté le couple d'américains à Cuzco. Ils tombaient à pic car je commençais à vaguement ressentir l'effet un peu pénible de la sollitude. Comme ils quittaient Sucre aussi le lendemain pour Potosi, nous avons décidé de voyager ensemble.

Contrairement à Sucre, Potosi est une ville assez moche mis à part son centre historique. En effet, c'est une ville qui a été fondée essentiellement pour les mineurs qui travaillent dans les nombreuses mines de métaux de la montagne. C'est d'ailleurs pour ces mines que la ville est relativement touristique et qu'il n'a pas été très évident pour nous de trouver un hôtel convenable et pas trop cher.

A propos d'hôtel, c'est amusant de voir que les attentes des uns ne correspondent pas toujours à celles des autres. J'ai toujours trouvé des endroits où dormir vallant en moyenne 5$ avec salle de bain en commun qui étaient à mon avis corrects pour le prix. Je pensais que tous les routards cherchaient ce genre d'hôtel mais j'ai en fait réalisé que ce n'est pas le cas et qu'il y en a quand même pas mal qui recherche un peu de confort. Ça reste bon marché par rapport à chez nous, 10$ pour une chambre avec salle de abain et parfois la TV et le petit dejeuné, mais ça double le budget. Personnellement, je préfère claquer mes sous en "bonne" nourriture qu'en chambre d'hôtel.

La visite des mines de Potosi est une véritable industrie. Il y a une bonne dizaine d'agence qui proposent des tours plus ou moins long, plus ou moins cher. On a donc commencé à chercher la meilleure, tâche particulièrement difficile car on se retrouve toujours en face de marseillais ou de menteur professionnels. On a jeté notre dévolu sur celle qui proposait exactement la même chose que la plus chère moins la visite du musée pour 3$ de moins.

Et bien on aurait dû payer les 3$. Ce qu'on ne savait pas et que la miss de l'agence s'est bien gardé de nous dire c'est que le guide est un pur cinglé. Un ancien mineur. Actuellement les mineurs ne vivent toujours pas vieux (40 ans), lui, il a arrêté avant mais il en garde les séquelles.

Au lieu de suivre les galleries "normales" de la mine, déjà particulièrement basses pour nous autres gringos, ce type voulait absolument nous faire ramper et ce, malgré nos réclamations. A mon avis, il voulait nous montrer comment le travail d'un mineur et difficile à nous autres, européens capitalistes esclavagistes (la plus part des compagnies minières de Potosi sont européennes). Il faut savoir qu'en plus de ramper et de se tapper la tête (on avait un casque, heureusement), il y a une fine poussière de cailloux qui flotte dans l'air et qui empêche de respirer ainsi qu'une chaleur atroce (il fait environ 0ºC à l'entrée et jusqu'à 40ºC plus au fond...). A part les difficultés physiques et le manque d'explications de notre guide (qui ne savait vraissemblablement pas grand chose), ça valait la peine de voir ça une fois et même si de travailler derrière un ordi me fait mal au dos, je vais arrêter de me plaindre. (PermaLink)

Salar de Uyuni (10th June 2006)

Nous sommes arrivé le mercredi 31 mai en fin d'après-midi a Uyuni. Le trajet en bus depuis Potosi était de nouveau toute une aventure, sur une route non goudronnée, avec des passagers les uns sur les autres, puants et grognants comme pas possible (j'ai eu personnelement droit au bébé baveux et maladif et Ruben a une grosse mami péteuse sur son accoudoir).

A Uyuni, il n'y a rien a faire a part réserver un tour en jeep dans le desert de sel. Comme j'étais accompagné et que mes amis désiraient choisir l'agence seulement le lendemain, on a donc glandé pendant un jour et demi. Par chance, juste a coté de notre hotel, il y avait un super bar-restaurant-office du tourisme ou il passait des DVDs au choix sur écran géant. En plus, c'était agréablement chauffé. Oui, je dis bien chauffé! Car à notre hotel on nous a assuré qu'il y avait le chauffage mais on a finalement réalisé qu'il n'ouvrait le gaz que le soir et qu'il l'arretait au milieu de la nuit. Les pingres! Ca fait que malgré tous mes efforts, j'ai choppé très rapidement un crève, la température devant avoisiner les -5°C dans la chambre... (au plus, car j'ai rarement eu aussi froid de ma vie!).

Basé sur le ranking impartial des agences que proposait notre super office du tourisme, nous en sélectionné quelques unes et on est parti investiguer sur place. Elles proposaient de nouveau presque toutes la meme chose pour plus ou moins le meme prix. Il y a donc des menteurs! Evidemment, c'était pour bibi...

Le plus important dans un tour comme ca (environ 1000km, pas de route goudronnée, 3 jours de bagnole non-stop): c'est la bagnole justement. On nous a garanti que l'agence possédait le nouveau modèle de jeep confortable comme sur les photos, là sur le mur. C'est vrai, ils l'ont. Mais il ont la vieille merde qu'on s'est tapé pendant les 3 jours. A devenir cinglé: quand on est assis au milieu, ca va, mais quand on est assis derrière, sur les sièges d'apoint dans le coffre, juste au dessus des roues, ca va pas du tout!! On est était 8 dans cette caisse, le chauffeur et sa femme (la cuisinière) devant, les deux belges, deux tchèques, une anglaise et moi. Comme s'était absolument horrible, on échangeait de place toutes les cinq heures.

Bon, juste pour terminer avec la voiture: on a quand meme creve deux fois un pneu, failli faire surchauffer au moins vingt fois le moteur car il y avait une fuite du radiateur, detruit le chauffage le jour de plus grand froid et fait serré un frein (que le chauffeur a réparé avec un bout de sa chaussure...). En plus, comme le moteur était vieux, on avancait pas et on devait partir avant toutes les autres agences pour arriver environ 2-3h après elles. Que du bonheur, les amis, que du bonheur!!!

Ben oui en fait, à part ces quelques "désagréments" c'était vraiment pas mal. Ca a été parmi les plus beaux paysages de mon voyage (et j'en ai vu pas mal). Le désert de sel: une blancheur platte à perte de vue, des lacs de toutes les couleurs au milieu de déserts à la Star Wars, sans ame qui vivent à des kilomètres à la ronde. On passait la nuit dans de petits patelins où on se demande bien ce que les gens fouttent de leurs journées. Pas d'électricité à part avec un génératrice, pas de téléphone et on nous faisait dormir dans les dortoirs non chauffés pendant que les chauffeurs et cuisiniers s'entassaient dans la cuisine, elle bien chaude. Moyenageux à souhait mais très bonne expérience. (PermaLink)

Derniers jours en Bolivie (16th June 2006)

En rentrant du tour dans le désert de sel, mes amis et moi avons pris le train pour Tupiza à 3h du matin. Ce fut une longue journée, levé a 4h30 pour finir dans un train inconfortable près de 24h plus tard. Nous avons eu d'ailleurs une mauvaise surprise (une de plus): nous avions demandé à l'agence qui nous organisait le tour de nous acheter des billets de train car il est particulièrement difficile de s'en procurer, la file d'attente pouvant durer jusqu'à passé 3h, sans organisation aucune! Une sorte de cohue générale... On avait demandé des billets de 2ème classe, la première étant le double du prix (ce qui reste très raisonable) et la troisième étant à éviter absolument. Finalement, le soir de notre retour, on nous informe qu'il n'y avait plus de place libre ni en 2ème ni en 1ère alors on elle nous a pris des 3ème classe. Joie! Nous qui nous réjouissions de pouvoir dormir un peu c'était raté. Les gens étaient assis les uns sur les autres, ils puaient, il n'y avait pas de chauffage et les sièges étaient aussi confortables qu'une planche en bois avec un dossier droit. Inutile de dire qu'on a pas beaucoup fermé l'oeil...

Nous sommes arrivés à Tupiza vers 9h du matin. La première chose que j'ai faite a été de dormir pendant toute la journée. J'étais aussi assez content de me retrouver un peu seul, la vie en communauté me convient à petites doses et là ca faisait presque une semaine que j'étais avec d'autres.

Tupiza est une ville complétement inintéressante en elle-même mais est très réputée pour sa campagne avoisinante. Je voulais à la base faire un tour à cheval mais j'ai finalement abandonné l'idée, trop fainéant pour chercher une bonne agence...

Cependant, après avoir passé la matinée du lendemain à hésiter entre prendre un bus à 4h du matin pour rejoindre la frontière ou un train, à 4h du matin aussi, je suis allé me balader. Comme mon sens de l'orientation ne s'est pas beaucoup développé depuis le début du voyage, je me suis rapidement retrouvé à l'opposé de l'endroit où j'avais prévu d'aller. Ce n'était pas plus mal, car je me suis vite retrouvé à escalder une montagne d'où j'ai pu admirer des paysages plus que magnifiques que je n'aurais probablement pas pu voir si j'étais arrivé au bon endroit...

Debout à 3h, après quelques heures de sommeil, je faisais les 100 pas devant la gare à attendre que le chef l'ouvre. Ce même chef m'avait recommendé d'être là au moins une heure avant le passage du train (à 3h donc) pour acheter mon billet. Après l'expérience de Uyuni, ca me paraissait une heure correcte. Grand naif que je suis! Il n'y avait pas un chat dans cette gare (en fait, j'étais le seul passager à monter) et elle n'a ouvert que 10 min avant que le train n'arrive... j'aime! Heureusement, cette fois-ci le wagon était chauffé et j'ai pu dormir convenablement. (PermaLink)

Mes premiers jours en Argentine: Salta (16th June 2006)

En sortant du train à Villazon, ville frontière avec l'Argentine, j'ai rencontré Ran, un israélien que j'avais déjà croisé un soir durant le tour à Uyuni. Comme sa destination était aussi Salta, nous avons fait le voyage en bus ensemble et comme il était particulièrement sympa, je suis également allé poser mon sac au même endroit que lui, une auberge de jeunesse du nom de "Terra Occulta". Pas si occulte et plutôt sympa, ça a été pour moi la première fois que je dormais dans un dortoire durant ce voyage.

Petite annecdote marrante qui aurait pu tourner au désastre: à La Quiaca, la ville de l'autre côté de la frontière, nous avons pris un billet pour le premier bus en partance pour Salta. Il partait à 9h30 et il n'était que 8h20. Après chargé nos sacs à dos dans le bus -ça nous paraissait un peu tôt, mais bon- nous avons décidé d'aller boire un café tout en gardant un oeil sur le dit bus, juste au cas où. J'aime pas trop laisser traîner mon sac loin de moi... A peine entré dans la caféteria, voilà-t-y pas que notre bus commence à maneuvrer! Je suggère à Ran d'aller se renseigner sur ce qui se passe pendant que je passe commande et le voilà qui revient en courant 30 secondes plus tard en me disant qu'il s'en va! En fait, on avait oublié que l'heure bolivienne était en retard d'une heure par rapport à l'argentine. On a eu chaud!

J'ai passé deux jours à Salta à ne pas faire grand chose. C'est une ville très belle et nous avons profité de nous balader dans les rues et nous "décontracter". On avait réservé un tour à cheval, mais le lendemain, après avoir attendu pendant près de 45 minutes devant notre auberge qu'on vienne nous chercher pour aller au ranch des chevaux (ma patience aura vraiment été mise à l'épreuve jusqu'au bout!) on a pris la décision de laisser tomber et d'aller voir ce qui se passe à l'agence. Ces braves gens avaient juste oublié de confirmer notre venue... Héhé, à croire que ça n'arrive qu'à moi! C'était foutu pour moi pour trouver un autre arrangement, je quittais la ville trois heures plus tard. Je jouerai définitivement les cow-boys lors d'un prochain voyage! (PermaLink)

Dernière étape: Buenos Aires (23rd June 2006)

Je me suis tapé 17h de bus depuis Salta jusqu'à Buenos Aires, mais pas dans n'importe quel bus, le haut de gamme. Sièges en cuir, inclinables à l'horizontal, vue panoramique, air conditionné, télévision et service à bord comme dans un avion. En fait, c'était bien plus confortable qu'un avion, de beaucoup! (Je déteste l'avion.)

Après mon expérience satisfaisante du dortoir de Salta, j'ai décidé de retourner dans une auberge de jeunesse à Buenos Aires. C'était bien plus avantageux question prix, que d'aller à l'hôtel. Les prix augmentent sacrément quand on se retrouve dans une grande ville et, de surcroît, dans un pays bien plus développé que ce que j'avais pu voir auparavant.

J'ai donc atterri dans une des auberges de "Hostel International", le "Buenos Aires" dans le quartier de San Telmo. Il y avait déjà pas mal de monde et c'était sympa de pouvoir discuter à la cafétéria avec d'autres voyageurs autour d'un pot le soir en rentrant. Il y vraiment de tout et n'importe quoi dans ces auberges: ça va du jeune anglais obtus qui n'est jamais sorti de chez lui et qui veut surtout pas trop changer ses habitudes, à la mamie ex-soixante-huitard qui a déjà voyagé dans tous les pays du monde (à la cool, bien sûr), en passant par le jeune et dynamique millionnaire qui s'offre un petit frisson hors de l'hôtel Sheraton auquel il est habitué ou encore la bande de potes qui sont là uniquement pour l'alcool bon marché et les filles faciles. Assez éclectique, donc!

Comme je restais sept jours dans cette ville, je n'étais pas trop pressé par le temps. J'ai donc profité de me déplacer principalement à pieds, ce qui est à mon avis la meilleure façon de découvrir cette ville. Elle est divisée en cinq quartiers principaux: San Telmo l'artistique, El Centro le commercial, Recolleta le coin vert, La Boca le quartier pauvre, et... je sais plus le nom le quartier bourge. Pour passer de l'un à l'autre il est assez commode de prendre le métro qui est très efficace.

Le quartier de San Telmo est probablement mon préféré. Beaucoup de rues sont pavées, il y a des arbres, des vieilles maisons, des magasins d'antiquités, des bars et des endroits où il y des représentations de tango. En gros, c'est charmant. En allant vers le centre, comme dans toutes les grandes villes, les bâtiments sont beaucoup plus grands, il y a des rues à magasins (vraiment très longues et piétonnes) et le Wall Street local. Entre parenthèses, si j'en crois mes sources, c'est à Buenos Aires qu'il y a la plus grande avenue du monde, 13 pistes de large dans un sens! Impressionnant pour un petit suisse, j'ai presque eu besoin d'un GPS pour trouver l'autre côté!!

Un soir, j'ai eu la possibilité d'aller voir un show de tango dans un des clubs les plus fameux de Buenos Aires, le MichelAngelo, pour un prix relativement modéré grâce au discount "Hostel Inn". Superbe! C'est un club vraiment bien hup' où la majorité des gens qui y viennent sont soit des touristes non-bagpacker soit de riches argentins. J'avais donc pas l'air malin le matin même quand j'ai réservé ma place à l'auberge et que le gars m'a conseillé de m'habiller un peu mieux pour ne pas me sentir mal à l'aise, je n'avais que des chaussures de marche et des vêtements de montagnard... Durant la journée, j'ai finalement réussi à trouver quelque chose pour diminuer le malaise, mais pas les autres avec qui j'étais et ça faisait un peu tache; mais c'était marrant.

A peine arrivé, on un verre de vin nous est servi et malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à le vider avant la fin de la soirée, 3-4h plus tard, car le serveur ne faisait que de le remplir à nouveau à peine après avoir bu une gorgée. Autant dire que j'ai fini un peu plein...

On s'est ensuite envoyé un steak à se relever la nuit, tellement il était bon, puis le show a commencé. Je m'attendais à n'avoir la démonstration de tango que d'un couple mais en fait, c'était bien plus une sorte de pièce de théâtre musicale et dansante. Il y avait un orchestre dans le fond de la scène et devant, entre deux et douze personnes dansaient et chantaient. Je ne le savais pas mais j'ai vite compris que le tango vient à l'origine du bordel, car nous avons eu droit à deux ou trois scènes où les femmes, plutôt dénudées, se trémoussaient de manière très, très suggestive. Chaud!

Deux autres visites m'ont bien marqués, celle du cimetière dans le quartier Recolleta et celle de la rue touristique du quartier pauvre, La Boca. Le cimetière... ben c'est un cimetière, mais il est énorme! Et les tombes, c'est pas des tombes banales avec une pierre et une croix dessus, non, ce sont carrément des maisons pour morts tout en marbre. Cependant, il semblerait qu'une fois que la famille s'est ruinée pour en acheter une, elle n'a plus les moyens pour l'entretenir (ou elle s'en fout) et beaucoup de tombeaux ne sont plus très beaux (hoho!).

Quant au quartier de la Boca, ce n'est pas sa beauté ni sa taille qui m'ont impressionné, mais le flot de touristes qui s'y déversent chaque jour. Pour la petite histoire, ce quartier est le plus pauvre de Buenos Aires et n'importe qui vous dira qu'il est super dangereux de s'y balader hors de la rue touriste (El Caminito). Ca ne doit donc pas être des blagues. Je me suis donc rendu à ce Caminito le dernier jour de mon séjour pour découvrir qu'il n'a d'attrait que par les couleurs de ses maisons. Elles sont vraiment peintes de toutes les couleurs et c'est joli. Mais El Caminito est petit et La Boca est assez grand, donc tout le reste -où il ne faut pas aller- doit être bien pourri.

A part ça, c'est à vomir. Quand je suis arrivé là-bas, à pieds, il y avait déjà des dizaines de cars de touristes parqués des deux côtés de la rue. Et c'était les touristes de meilleure choix, les plus riches et les plus cons, qui venaient se pavaner, se faire prendre en photo avec des danseurs de tango du dimanche et acheter des babioles. Les trucs qui m'agacent au plus haut point.

La Boca est aussi le quartier où est né le football argentin et d'où viennent la plupart des bons footballeurs bien connus maintenant. Donc, hormis les touristiques, c'est l'hypocrisie du capitalisme effréné qui m'a le plus dégoûté (j'ai mis un moment à la trouver celle-là, mais j'en suis assez fier ;o)). Devant toutes ses maisons colorées, il y a des publicités gigantesques pour Nike avec des slogans bien débiles, l'air de dire: "bouffer du Nike, entraînez-vous durement au foot, j'ai bien l'intention de me faire du pognon sur votre dos". (PermaLink)